Entre 2006 et 2008 (voire entre 2005 et 2007 selon différentes sources journalistiques) des sans-papiers ont rénové des locaux administratifs de l’Assemblée Nationale. Bien entendu, nos députés n’ont pas employé ces sans-papiers mais c’est plutôt le fait d’une grande entreprise de BTP ayant sous-traité le chantier à des entreprises embauchant des intérimaires…
Bouygues qui est une entreprise relativement proche du gouvernement en place, ne se préoccupe absolument pas du sort des ouvriers amenés à travailler dans le cadre de ses contrats avec l’Etat. A l’heure où l’on renvoit des afghans en charter vers une mort quasi certaine, j’ai cru que j’allais m’étrangler en entendant cette information ce midi au journal télévisé.
Je suis d’autant plus estomaquer que cette information a été révélé aux alentours du 13 janvier et qu’elle ne ressort que maintenant dans les médias nationaux (télévisés j’entends). Il est vrai que le drame en Haïti a de quoi faire pleurer dans les chaumières et est nettement plus vendeur que quelques sans-papiers faisant grève pour obtenir le Saint Graal : une carte de séjour !!!
Je ne néglige pas que le tremblement de terre soit un drame humain, toutefois dans ce contexte délétère de débat autour de l’identité nationale, je n’ai pas entendu Besson, Lefebvre et consorts. Heureusement, des députés PS, des verts et une député de droite s’insurge contre ce qui s’avère être une habitude entreprenariale française.
Je ne suis pas pour une distribution généralisée de papiers aux immigrés entrés clandestinement sur notre territoire. je ne pense pas que ce soit une solution viable. La solution réside, à mon humble avis, dans la lutte contre la corruption de certains chefs d’Etat africains, de veiller à ce que les entreprises occidentales évite de verser des commissions astronomiques à des hommes d’affaires véreux, de permettre aux nombreux étudiants étrangers de pouvoir développer leur propre activité dans leur pays et d’éviter de maintenir un néocolonialisme dans les pays africains. la Chine est à la pointe sur le continent africain en matière de mise sous perfusion de l’économie locale tout en s’accaparant les richesses de ces états.
Bref, il est plus que temps que nos dirigeants politiques prennent conscience que nous ne pouvons continuer sur cette voie. En attendant, régularisons ces hommes et ces femmes qui ont trimé pour des salaires de miséreux et qui ont su faire leur preuve.