Européennes : bérézina pour les socialistes français

8 06 2009

S’il fallait marquer un retour sur le 104, c’est bien maintenant. C’est bel et bien une déception lorsque sont apparus les résultats des urnes hier soir. Plus que le taux d’abstention record, c’est la chute vertigineuse du PS qui m’attriste.

L’abstention, il fallait s’en douter, c’était couru d’avance. Malheureusement, les français mais aussi les autres peuples d’Europe n’ont pas compris la portée de ce vote. L’individualisme fait que chacun préfère vaquer à ses occupations dominicales plutôt que d’aller glisser une enveloppe dans l’urne. Dans quelques temps, nous entendrons les sempiternelles phrases toutes faites contre l’Europe. Bref, rien de nouveau.

Par contre la déculottée du PS, j’avoue ne pas mettre attendu à cela ou en tout cas, pas une défaite comme celle-ci. Le parti socialiste n’est pas audible médiatiquement. Les journalistes ne cherchent qu’à alimenter les tensions entre les pro-aubristes et les pro-royalistes. Cependant, je ne pense pas qu’il faille rechercher là notre problème.

Pourquoi n’avons-nous pas compris que le souhait de la population (et plus particulièrement chez les jeunes) est de voir notre système économique évoluer vers une économie plus verte, faisant la part belle au développement durable et créant de surcroit des emplois nouveaux. C’est, à mon avis, ce qui a réussi à Cohen-bendit et à son parti.

Pourquoi la population nous amalgame-t-elle avec le parti de la majorité présidentielle ? Parce que nous n’avons pas réussi à nous démarquer et nous avons même pris part à ce cannibalisme financier lorsque nous étions au pouvoir (gouvernement Jospin).

Pourquoi sommes-nous tombé aussi bas ? Je pense que la population attendait du renouveau lors du congrès de Reims et qu’elle n’a eu que querelles d’appareil et que finalement, on prend les mêmes et on recommence.

La gauche Européenne avait un programme commun mais pas forcément lisible par le peuple. Le parti socialiste français avait décidé de taper sur la politique du gouvernement et sur le Président de la République. Mauvais calcul. C’est un programme qu’il fallait défendre et expliquer aux français.

Les régionales et cantonales arriveront très vite. Nous devons d’ores et déjà relever nos manches pour marquer notre retour ou nous serons dissout dans cette gauche plurielle qui érode nos marges de manoeuvre.